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Représentation diplomatique de l'Eglise catholique



 
Auprès du Gouvernement soudanais
 Nonciature apostolique
 Présentation des lettres de créance
Auprès du Saint Siège
 Ambassadeur du Soudan près du Saint Siège
  - 24 avril 1997 : S. Exc Dr. El Tigani Salih Fidail
  - 28 octobre 1993 : S. Exc. M. Nureldine Satti
  - 13 janvier 1991 : S. Exc. M. Awad el Karim Fadlalla
  - 1990 : poste vacant
  - 18 janvier 1988 : S. Exc. Awad el Karim Fadlalla
  - 27 janvier 1984 : S. Exc. M. Sayed Yousif Mukchtar Youssif
  - 13 juillet 1979 : S. Exc. M. Bashir Bakri
  - 10 janvier 1976 : S. Exc. M. Abu-Baskr Mohamed Salih
  - 10 août 1972 : S. Exc. Sayed Salah el Din Osman Hashim 
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Nonciature Apostolique
 
Le Souverain Pontife était représenté au Soudan jusqu’en 1969 par la Nonciature Apostolique de l’Afrique de l’Est avec résidence à Monbassa (Kenya).

En 1969 la Délégation Apostolique pour la Mer Rouge a été établie avec résidence principale à Khartoum.

En mai 1972, le Gouvernement du Soudan établit une Ambassade près du Saint Siège.
La Délégation Apostolique a été érigée au rang d’ambassade dont le titulaire a été appelé Nonce Apostolique.

Au 1er janvier 1999 le Nonce Apostolique au Soudan est : 
S. Exc. Mgr l’archevêque Marco Brogi (o.f.m.), né à Alexandrie (Egypte) le 12 mars 1932.
Il a été ordonné Prêtre le 5 mai 1963, ordonné Evêque le 6 janvier 1998 et nommé Nonce pour le Soudan et Délégué apostolique pour la Mer Rouge le 13 janvier 1998.

Le Secrétaire de la Nonciature est :
Mgr. Dagoberto Campos Salas(Costa Rica)

Adresse de la Nonciature :
P.O. Box 623, Khartoum (Soudan) – tél. 249.11.33.00.37 – fax 249.11.33.06.92

Anciens Nonces apostoliques au Soudan :
1972 – 1977 : S. Exc. Mgr. Ubaldo Calabresi
1978 – 1984 : S. Exc. Mgr. Giovanni Moretti
1985 – 1989 : S. Exc. Luis Robles Diaz
1990 – 1997 : S. Exc. Mgr. Erwin Josef Ender
1998 -          : S. Exc. Mgr. Marco Dino Brogi


 
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Ambassadeurs soudanais prés du Saint Siège
 

        S. Exc Dr. El Tigani Salih Fidail
 

Présentation des Lettres de créance le 24 avril 1997

1 - Discours de l'ambassadeur du Soudan 

Très Saint Père

C'est pour moi un insigne honneur et un agréable devoir de remettre à Votre Sainteté les Lettres de Créance par lesquelles Son Excellence le président Omer Hassan Ahmed Elbashir m'accrédite en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint Siège.
Permettez-moi, Très Saint Père, de vous transmettre les salutations fraternelles du Président Elbashir et du peuple soudanais ainsi que leur volonté inébranlable de resserrer davantage les liens d'amitié et de coopération entre le Saint-Siège et le Soudan.
Le gouvernement soudanais suit avec un vif intérêt les efforts considérables et combien louables que Votre Sainteté ne cesse de déployer pour la paix dans le monde, et soyez rassuré, Sainteté, que le soutien du gouvernement soudanais et du peuple soudanais ne vous fera jamais défaut.
Le soutien du gouvernement soudanais à votre oeuvre de paix découle de son souci de voir régner la paix au Soudan et dans le monde; Mon gouvernement n'épargne aucun effort pour instaurer la paix dans le pays et pour garantir les droits de chaque citoyen. Ainsi, il a signé une charte politique avec des factions importantes de la rébellion, une charte susceptible de mettre fin à cette guerre que connaît le pays et là nous avons sûrement besoin de l'appui de votre Sainteté. Mais cette paix ne sera pas durable si certains pays voisins et lointains ne cessent d'alimenter la machine de la guerre et d'aggraver la misère et la souffrance de la population.
Très Saint Père,
le gouvernement soudanais s'efforce de favoriser le dialogue entre les religions et la concertation entre les communautés des croyants car il estime qu'ensemble nous pouvons bâtir un monde où règne la tolérance, l'amour, la liberté du culte et la solidarité.
Enfin, nous prions Dieu de vous doter de bonne santé et longévité pour pouvoir accomplir votre noble mission en faveur du bien être de l'humanité.
 

2 - Discours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur

1. Soyez le bienvenue au Vatican, où j'ai le plaisir d'accueillir votre Excellence à l'occasion de la présentation des lettres qui l'accréditent comme Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Soudan auprès du Saint-Siège.

Je vous remercie des salutations que vous m'avez adressées au nom de Son Excellence le Président Omer Hassan Ahmed Elbashir et du peuple soudanais. Je vous saurais gré de bien  vouloir leur transmettre les voeux que je forme pour le bonheur et la prospérité de la nation entière. Je prie le Très-Haut pour qu'il inspire à chacun les sentiments de compréhension mutuelle et de fraternité qui permettront l'édification d'une société plus juste et plus solidaire fondée sur une effective reconnaissance des droits de toutes ses composantes.

2. Dans votre allocution vous avez fait état des efforts accomplis par le Soudan pour parvenir à la paix et pour garantir les droits de chaque citoyen. Il est nécessaire, en effet, que toutes les nations reconnaissent véritablement les droits fondamentaux de la personne dans la diversité des communautés humaines et religieuses qui les composent; Les différence, trop souvent comprises comme un poids ou comme une menace contre l'unité nationale, manifestent au contraire la richesse et la grandeur de la nature humaine, créée par Dieu de telle sorte que tous ceux qui en participent forment une unique famille humaine; La paix se construit sur une véritable solidarité entre les personnes et entre les groupes humains;

3. Monsieur l'Ambassadeur, vous avez voulu saluer la contribution du Saint-Siège à la paix. C'est le devoir de l'Eglise de rappeler inlassablement la dignité inaliénable de la personne humaine, quelles que soient son origine, sa race, son sexe, sa culture ou sa religion. Cela signifie aussi que les communautés humaines, même lorsqu'elles sont minoritaires, doivent pouvoir exister avec leurs caractéristiques propres, et qu'il est du devoir de l'Etat de reconnaître leur place légitime, en les respectant et en faisant en sorte que les différences soient un apport pour le bien commun, Ce droit à l'existence inclut celui de la liberté de se tourner vers le Créateur selon sa propre conscience, pour rechercher la vérité et pouvoir y adhérer sans contrainte, ainsi que de manifester librement et publiquement sa foi, jouissant en toute sécurité des lieux de culte, d'éducation et de service social. Comme j'ai eu l'occasion de le déclarer devant la cinquantième Assemblée générale des Nations Unies, toutes les communautés humaines doivent être respectées dans leurs recherches pour répondre au problème de la vie humaine. "Dans cette perspective, il nous est possible de reconnaître l'importance de préserver le droit fondamental à la liberté de religion et à la liberté de conscience, colonnes essentielles sur lesquelles repose la structure des droits humains et fondement de toute société réellement libre. Il n'est permis à personne d'annihiler ces droits en faisant usage de coercition pour imposer une réponse au mystère de l'homme" (Discours à l'ONU, 5 octobre, n. 10).

4 . Le dialogue entre les croyants des diverses traditions religieuses, dans lequel les catholiques sont engagés, doit être l'effort de chacun pour permettre, dans la vérité, une meilleure compréhension afin que la paix et la justice s'instaurent de façon stable entre tous les citoyens. Dans cette perspective, l'Eglise catholique souhaite vivement que chrétiens et musulmans puissent travailler ensemble au développement de leur pays dans le respect mutuel des convictions de chacun, librement manifestées.

5. Votre présence en ces lieux témoigne du désir de votre pays de donner une place importante aux valeurs spirituelles qui sont nécessaires pour l'édification d'une société véritablement humaine; Je souhaite que votre mission contribue à renforcer des relations de compréhension mutuelle entre le Soudan et le Siège apostolique, pour le bien de tous les soudanais, chrétiens et musulmans.

6 . Par votre intermédiaire, permettez-moi, Monsieur l'Ambassadeur, de saluer la communauté catholique du Soudan dont je connais les épreuves et le courage. Unie à ses Pasteurs, qu'elle demeure ferme dans la foi et qu'elle mette son espérance dans la puissance de Dieu qui entend l'appel de ceux qui sont faibles et sans défense. J'encourage les catholiques à témoigner avec ardeur, à la suite de la bienheureuse Bakhita, de la charité du  Christ au milieu de leurs frères et de leurs soeurs. Qu'ils sachent que l'Eglise entière est solidaire de tous ceux qui, dans leur pays, souffrent dans leur corps ou dans leur coeur !

7 . Alors que commence votre mission, je vous offre mes voeux les meilleurs pour son bon déroulement. Soyez assuré que vous trouverez toujours ici un accueil attentif et une compréhension cordiale auprès de mes collaborateurs.

Sur Votre Excellence et sur tout le peuple soudanais, j'invoque de grand coeur l'abondance des Bénédictions du Très-Haut.


 
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        S. Exc. M. Nureldine Satti
 
Présentation des Lettres de créance le 28 octobre 1993

1 - Discours de l’ambassadeur du Soudan

Votre Sainteté, 

C'est pour moi un grand honneur de présenter à Vitre Sainteté les lettres m'accréditant en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint-Siège. Par la même occasion, j'ai l'insigne honneur de transmettre à votre Sainteté les salutations et les meilleurs souvenirs du Général Omar Hassan Ahmed Al-Bashir, du Gouvernement et du peuple soudanais tout entier.
En effet, le peuple soudanais a gardé les meilleurs souvenirs de votre visite historique au Soudan, cette visite qui s'est faite sous le signe de la Paix, de l'Amour et de la Fraternité entre tous les peuples et entre toutes les composantes de la société soudanaise sans discrimination de race, de culture ou de croyance.
Cette visite, j'en sui sûr, a donné l'occasion à Votre sainteté de voir de plus près la réalité des choses au Soudan, et à témoigner par vous-mêmes de l'attachement du peuple soudanais et de son gouvernement aux valeurs fondamentales et inaliénables de Paix, de Justice et d'Amour du prochain. Valeurs que les Musulmans partagent avec leurs concitoyens Chrétiens avec lesquels ils ont toujours vécu en parfaite harmonie, au sein de l'Etat de droit dans lequel tous les citoyens sont égaux et jouissent des mêmes droits de la citoyenneté sans discrimination aucune. Car le Soudan qui est resté à travers les âges un creuset de cultures et un carrefour de civilisation continue à croire obstinément à la possibilité de la coexistence pacifique entre les différentes races et les différentes cultures. Surtout à ces moments sombres de l'histoire de notre planète où l'on organise des massacres collectifs au coeur de l'Europe et ailleurs dans le monde au nom d'une présumée épuration ethnique ou d'une quelconque diversité confessionnelle. Nous condamnons ces pratiques barbares d'autant plus que le respect des droits de l'homme et la dignité humaine sont des valeurs profondément ancrées dans nos traditions millénaires et dans notre héritage commun de liberté confessionnelle et dans l'attachement de notre peuple aux valeurs du dialogue, de la tolérance et du respect de la dignité humaine.
Votre Sainteté,
Nous au Soudan, nous apprécions à sa juste mesure le rôle combien exaltant que joue l'Eglise catholique dans la consolidation de la paix, de l'entente et des valeurs spirituelles. Nous louons également les efforts inlassables exercés par l'Eglise catholique afin de promouvoir la dignité humaine et le bien-être matériel et moral de toutes les populations du monde.
Grâce à la vitalité et à la persévérance de Votre Sainteté, vos inlassables voyages en Afrique, en Amérique Centrale, en Europe de l'Est et ailleurs dans le monde ont contribué à une meilleure entente entre les peuples. Vous avez ainsi donné au Saint-Siège une nouvelle dimension et apporté une contribution indéniable à la diplomatie de la paix et de la sécurité à l'échelon internationale.
Votre Sainteté,
L'appel que vous avez lancé pour la paix au Sud-Soudan n'est pas resté lettre morte. En effet, le processus de la paix au Sud-Soudan a eu une nouvelle impulsion et nous avons des raisons de croire que les conditions sont dorénavant réunies pour que les négociations  avec les différentes factions rebelles au Sud-Soudan débouchent sur un règlement pacifique et définitif du problème, pour asseoir l'unité nationale du pays sur des bases solides.
Votre Sainteté,
Votre récente visite au Soudan a donné un nouvel élan au dialogue islamo-chrétien. Notre pays est plus que jamais préparé a apporter sa contribution à ce dialogue. Nous formons des voeux pieux pour que ce dialogue puisse atteindre ses objectifs d'assainissements des relations entre les musulmans et les chrétiens partout où ils se trouvent et où ils se côtoient sur notre planète.
Puisse Allah, Tout-Puissant, accorder à Votre Sainteté la santé pour mener à bien la mission exaltante de paix d'amour et de fraternité entre tous les êtres humains.

******

2 – Discours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur, 

C'est avec satisfaction que j'accueille Votre Excellence au Vatican en qualité d'Ambassadeur  extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Soudan près du Saint Siège.
Je vous remercie vivement de m'avoir transmis les salutations de Son Excellence le Général Omar Hassan Ahmed Al-Bashir, des membres du Gouvernement et du peuple soudanais. En retour, je vous prierai de bien vouloir exprimer au Chef de l'Etat les voeux que je forme pour sa personne ainsi que mes vifs souhaits pour l'accomplissement de sa tâche en vue du bien du peuple soudanais. Je salue également les membres du Gouvernement et j'invoque l'aide de Dieu sur tous les hauts responsables qui sont au service de la nation. Enfin, j'adresse mes meilleurs saluts à tous vos compatriotes dont je garde bien vivant dans la mémoire de mon coeur l'accueil chaleureux qu'ils m'ont réservé lors de ma récente visite pastorale à Khartoum.
De ce voyage, bien sûr, je conserve un souvenir ému. J'avais un grand désir de me rendre au Soudan et je reconnaissant aux Autorités de votre pays d'avoir rendu possible cette visite: elle m'a permis de rencontrer un peuple à la riche culture et aussi d'honorer sur son propre sol, avec une grande foule de chrétiens, la bienheureuse Bakhita. J'ai eu aussi la satisfaction d'accomplir ma mission de Successeur de Pierre qui est d'affermir la foi de mes frères et soeurs catholiques. Egalement, j'ai pu témoigner que j'étais proche de tous ceux qui souffrent, des personnes déplacées et sans abri, des victimes de la sécheresse, de la famine, de la maladie et des dévastations de la guerre. Mon désir ardent, comme messager de l'Evangile, était de promouvoir la cause de la justice et de la paix.
Votre présence en ces lieux, Monsieur l'Ambassadeur, me fait espérer qu'un nouvel élan sera donné dans la recherche et la réalisation de ces idéaux de justice et de paix auxquels aspirent les populations du Soudan et celles de l'Afrique entière. Ce sont des préalables nécessaires au développement et au progrès. Aussi je renouvelle aujourd'hui le voeu que j'ai ardemment exprimé sur votre sol: que tous les citoyens soudanais puissent membre une vie digne, dans le respect de leurs droits, quelles que soient leur religion, leur condition sociale ou leur appartenance ethnique. A cet égard, je considère de bon augure le message qu'a récemment apporté l'envoyé spécial de votre Président.
 Dans votre allocution, vous avez bien voulu évoquer les efforts du Siège apostolique, en Afrique et ailleurs dans le monde, en faveur de la concorde entre les hommes et de la promotion de leur bien-être intégral: je vous sais gré de cette appréciation. Les responsables des nations sont eux-mêmes de plus en plus conscients des tâches prioritaires qui s'imposent et je souhaite qu'en ce domaine ils ne se contentent pas de bonnes intentions. Comme je le disais au début de l'année au Corps diplomatique accrédité près du Saint-Siège, "au fond, tous les problèmes de justice ont pour cause principale le fait que la personne n'est pas suffisamment respectée, prise en considération ni aimée pour ce qu'elle est. Il faut apprendre ou réapprendre aux hommes à se regarder, à s'écouter, à marcher ensemble" (16 janvier 1993, n.6).
Vous me permettrez, Monsieur l'Ambassadeur, de saisir l'occasion de cette rencontre pour adresser de Rome, par votre intermédiaire, mon salut le plus fervent aux membres de l'Eglise catholique soudanaise. Puissent-ils, dans le sillage de Bakhita, témoigner de la lumière et de l'amour  qui les habitent et être pour tous leurs compatriotes  des porteurs d'espérance! Je puis vous assurer que, sous la conduite de leurs évêques , les fidèles du Soudan sont désireux d'apporter leur concours à cette oeuvre de longue haleine qu'est l'édification d'une nation prospère où chaque citoyen puisse mener une vie conforme à sa dignité d'être humain. Stimulés par leur foi chrétienne, ils continueront à collaborer pour le bien commun avec leurs concitoyens d'autres traditions religieuses, dans la conviction que malgré les défis auxquels il faut faire face, il existe de solides raisons pour nourrir une grande espérance en l'avenir.
En terminant, laissez-moi exprimer encore le voeu ardent que les populations de votre pays voient satisfaits leurs besoins alimentaires, aient des soins de santé suffisants et vivent en harmonie. Je prie pour que le rapprochement et la coopération entre chrétiens et musulmans contribuent à résoudre les conflits, pour que les obstacles à la liberté religieuse appartiennent désormais au domaine du passé et pour que la paix durable devienne une réalité quotidienne. Alors que vous inaugurez votre mission, je vous offre mes voeux les meilleurs et je vous assure que vous trouverez ici un accueil attentif et une compréhension cordiale.
Sur votre Excellence, sur le peuple soudanais et sur ses dirigeants, j'invoque de grand coeur l'abondance des Bénédictions divines.


 
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        S. Exc. M. Awad El Karim Fadlalla

Présentation des Lettres de créance le 13 janvier 1991

1 - Discours de l'ambassadeur du Soudan

Votre Sainteté

C'est avec un grand honneur et une grande estime que je présente à votre Sainteté les lettres de créances par lesquelles Son excellence le Lieutenant-Général Omer Hassan Ahmed El Beshir, Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National de la République du Soudan, m'a nommé à titre d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès du Saint-Siège.

A cette heureuse occasion, permettez-moi, Votre Sainteté, de vous transmettre les salutations cordiales du Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National, des membres du Conseil et du peuple soudanais leurs meilleurs voeux de bonne santé et de bien-être personnel.

Votre Sainteté,
Nous, habitants du Soudan, croyons que l'humanité, consciente de sa destinée commune, devrait activement s'engager à la consolidation de tous ses efforts pour élaborer un gigantesque système international qui puisse amener et réaliser la volonté ferme et l'engagement de l'humanité à la paix, à l'amour et à la fraternité.

Votre Sainteté,
Nous apprécions profondément et nous croyons au rôle assumé par Votre Sainteté pour raffermir la paix, l'entente et les valeurs spirituelles entre toutes les nations. Les efforts inlassables, les voyages étendus et multiples à l'étranger, ainsi que les appels répétés pour la consolidation de la paix et de la justice dans le monde ont contribué à la création d'une meilleure entente entre les nations, avec plus de paix et de réciprocité.

Votre Sainteté,
L'expérience en cours dans l'histoire moderne du Soudan témoigne du succès total du gouvernement actuel du Soudan et de l'approche prudente qu'il a faite dans le choix d'un Dialogue Démocratique National comme moyen de traiter et de réaliser une paix juste et durable au Soudan. Cette paix se voudrait sans préjugé et sans discrimination, sans favoritisme aucun d'un citoyen par rapport à un autre, indépendamment de toute croyance, de conviction religieuse, de couleur ou de race; A cet effet, le Conseil du Commandement Révolutionnaire pour le Salut National, ensemble avec le Conseil des Ministres, ont adopté les Résolutions de la Conférence de Dialogue National, lesquelles ont aussi été acceptées par les rebelles comme base valable de négociations dans notre recherche réfléchie pour une paix durable.

Dans sa tentative de régler le problème de la Région Sud du Soudan, le gouvernement reconnaît la situation présente dans ses dimensions culturelles, sociales et d'aménagement. Nous sommes entièrement convaincus que les questions fondamentales du Soudan sont faciles à résoudre, pourvu qu'il y ait bonne volonté. A cet égard, nous espérons que les nations qui nous sont amies et désireuses de paix, puissent aider à stimuler les valeurs qui nous sont chères et dans lesquelles nous croyons, à savoir : la justice, le dialogue, la compréhension, la dignité et la fraternité.

Votre Sainteté,
Dans le monde affligé et agité d'aujourd'hui, le Soudan demeure un abri pour nombre de personnes déplacées et de réfugiés. Le Soudan fait également figure de symbole de tolérance et de co-existence pacifique entre peuples de "foi" différentes. Ces valeurs chères, Votre Sainteté,  que nous avons hérité de notre ancienne civilisation, sont profondément enracinées dans notre société.

Votre Sainteté,
En m'engageant à faciliter davantage les rapports amicaux qui existent déjà entre la République du Soudan et le Saint-Siège, permettez-moi, Votre Sainteté, d'exprimer encore une fois mon appréciation et mon respect pour les efforts et les tentatives que vous avez faites pour une meilleure entente entre les peuples. Nous sentons et nous croyons que ces mêmes efforts aideront à rehausser et à favoriser notre Unité Nationale.

Que Dieu, le Très-Haut, puisse vous accorder la bonne santé et la force nécessaire pour poursuivre la noble mission de paix, d'amour, d'entente et de fraternité qui est vôtre.

******

2 - Discours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur

Il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue au Vatican à l'occasion de la présentation des Lettres vous accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan auprès du Saint-Siège. J'apprécie beaucoup les salutations et les meilleurs voeux que vous m'avez exprimés de la part de son Excellence le Lieutenant-Général Omer Hassan Ahmed El Beshir, Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National, ainsi que des Membres du Conseil et du peuple soudanais. Je voudrais vous apporter l'assurance de mes propres salutations ainsi que de mes prières pour la paix et pour le bien-être de votre pays.

La présence du Saint-Siège au sein de la communauté internationale est entièrement orientée au service de la grande famille humaine, dans la poursuite de la paix, de la justice et de la vérité dans les affaires de l'humanité et dans les rapports entre les nations. Ce service est animé par le souci permanent du bien-être des peuples où qu'ils soient, reflétant une profonde conviction quant à l'unité de la grande famille humaine et de la responsabilité commune de tous pour notre destinée. Il y a deux domaines où les efforts du Saint-Siège sont particulièrement perçus : la promotion de la liberté religieuse d'une part, vue comme exigence essentielle de la dignité de toute personne et comme pierre angulaire de l'ensemble des Droits de l'Homme, et d'autre part, du souci humanitaire pour les personnes qui sont dans le besoin.

Le message que je voudrais communiquer à l'occasion de la Journée Mondiale de la Paix pour l'année en cours porte sur l'importante question du respect dû à la liberté de conscience de chaque être humain. Il appartient aux Gouvernements et aux législateurs de défendre ce droit fondamental de la personne. Lors de la Journée Mondiale de la Paix en 1988, il y a là un point que j'ai particulièrement souligné, à savoir : que le droit à la fois civil et social à la liberté religieuse est un point de référence des autres droits fondamentaux et, d'une certaine manière, il en devient la mesure. Il résulte de ceci que même dans les cas où l'Etat accorde une position juridique spéciale à une religion déterminée, il est du devoir du même Etat de se porter garant du droit à la liberté de conscience, de telle sorte que celui-ci demeure légalement reconnu et effectivement respecté pour tous les citoyens (Réf. N° 1).

Le message de l'année suivante était aussi orienté sur les problèmes de discrimination et d'injustice qui affectent les minorités civiles et religieuses. Quand de tels groupes minoritaires mettent en avant des exigences ayant des implications politiques particulièrement, le dialogue demeure le seul chemin pour garder l'harmonie, la bonne volonté des parties concernées pour négocier, est la condition indispensable pour en arriver à une solution équitable aux problèmes complexes qui peuvent sérieusement obstruer la paix (cf. 1989 : message pour la Journée Mondiale de la Paix, n° 10). Dans cette ligne, le Saint-Siège ne cesse de suivre avec grande attention toutes les initiatives prises en vue de promouvoir une résolution pacifique mettant fin à la guerre civile qui se passe présentement dans le Sud du Soudan. Le Saint-Siège encourage tous les efforts qui se font en vue d'établir des négociations franches et ouvertes qui ont pour but d'établir un règlement juste tenant compte des différences sociales, culturelles et religieuses existantes à l'intérieur du peuple soudanais.

Je suis pleinement conscient des difficultés auxquelles fait face votre gouvernement. Celles-ci proviennent de la présente situation de conflit, et aussi des inondations catastrophiques et des sécheresses qui sont arrivées l'an passé dans certaines régions du Nord. Les mouvements de population de votre pays ont été le résultat d'une large augmentation du nombre de réfugiés et de personnes déplacées. Ceci a conduit à l'établissement de plus d'un million de personnes réfugiées vivant dans les banlieues de Khartoum dans les conditions les plus pauvres. Face à cette situation dramatique, je renouvelle le soutien du Saint-Siège à l"Opération Soudan" programmée par les Nations Unies, et j'en appelle aux gouvernements et Organisations Internationales pour un supplément d'aide et d'assistance humanitaire. C'est mon espoir le plus ardent qu'ils verront à intensifier leurs efforts pour venir en aide aux victimes nombreuses de la situation instable qui domine dans l'ensemble de la région.

Les membres de la communauté catholique du Soudan, tout comme leurs compatriotes, sont profondément touchés par les souffrances et les épreuves qui affectent leur pays. L'Eglise en conséquence partage leur souci et leur angoisse; En fidélité aux enseignements du Christ, elle cherche à venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin. La communauté catholique dans votre pays offre les ressources, limitées de par ailleurs, qu'elle a à sa disposition pour le soulagement des sans-abris et des personnes que touche la famine, sans tenir compte des différences religieuses. A travers son activité éducationnelle et charitable, l'Eglise cherche à sauvegarder et à favoriser l'essor de la justice sociale et des valeurs morales; Par là, elle apporte une coopération efficace à la construction de la communauté nationale, en se basant sur la dignité reconnue pour tout être humain et sur un sens fort de solidarité à tous les niveaux de la vie nationale; Quant à elle, la communauté catholique ne demande que la liberté de remplir sa mission religieuse et humanitaire.

Monsieur l'Ambassadeur, au moment où vous assumez vos nouvelles responsabilités, laissez-moi vous assurer de la haute estime que le Saint-Siège porte sur les rapports qu'il entretient avec votre Gouvernement. Je suis certain que dans les limites de vos capacités, vous ferez tout pour que ces rapports soient davantage consolidés. Dans l'accomplissement de votre haute mission, vous pouvez compter sur la coopération des différents départements du Saint-Siège. Sur Votre Excellence, sur le Gouvernement et sur le peuple du Soudan, j'invoque les plus abondantes bénédictions du Dieu Très-Haut.


 
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        S.Exc. M. Awad Elkarim Fadlalla
 

Présentation des Lettres de créance le 18  janvier 1988

1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan

Sainteté,

C'est avec grand plaisir et la plus haute considération que j'ai l'honneur de présenter à votre Sainteté les Lettres de Créance par lesquelles S.Exc. M. Ahmed Ali Almirghani, Chef du Conseil d'Etat de la République du Soudan m'a nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint-Siège, ainsi que les lettres de rappel de mon prédécesseur M. Yousif Mukthar Yousif.

En cette heureuse circonstance, permettez-moi, Sainteté, de vous transmettre les salutations cordiales et les meilleurs voeux du Chef du Conseil d'Etat, du premier Ministre et du peuple du Soudan pour votre bonne santé constante et votre bien-être personnel.

Sainteté,
Nous, au Soudan, nous croyons que l'humanité d'aujourd'hui doit reconnaître que sa destinée est devenue commune et que notre planète s'est rétrécie de plus en plus en raison de l'introduction de moyens de communication très avancés qui relient ses horizons les plus lointains et mettent ses habitants en contact toujours plus étroit les uns avec les autres. Cette destinée commune de l'humanité ne peut être protégée sans l'engagement profond de l'humanité pour la paix, l'amour, la fraternité.

Sainteté,
nous croyons aussi que toutes les religions qui viennent du ciel ont un rôle crucial à jouer dans la réalisation de l'esprit de fraternité humaine et de la collaboration. C'est pourquoi nous apprécions profondément le rôle que joue l'Eglise dans l'affermissement de la paix, la compréhension et les valeurs spirituelles entre toutes les nations et dans l'élimination de la misère, de la famine et de toutes les autres souffrances humaines.
Par vos voyages historiques et inlassables dans les différents continents et par vos appels répétés pour la consolidation de la paix mondiale et de la justice, votre Sainteté a énormément contribué à la création d'une atmosphère de meilleure compréhension entre les peuples sans considération de couleur, race ou croyance.

Sainteté,
le Soudan accueille des centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées qui viennent des pays voisins et sont bien reçus par nos citoyens qui, dans un esprit d'hospitalité et un sens profond de la fraternité, ont partagé avec eux nourriture et abri malgré leurs ressources très limitées. Voilà pourquoi nous faisons appel une fois de plus à la communauté internationale pour épauler ses responsabilités et rendre plus efficaces toute assistance et tout secours humanitaires.

Sainteté
Notre peuple, qui a renversé récemment un gouvernement despotique et a opté pour la démocratie, est entièrement déterminé à rétablir la paix, la stabilité, l'harmonie et l'unité dans tout le pays par son attachement aux grandes valeurs de tolérance, dialogue et respect des droits humains. Voilà pourquoi nous avons créé un ministère spécial pour la paix afin de veiller à la réalisation de ces nobles objectifs et mettre fin au conflit et à l'effusion du sang.

Puisse Dieu Tout-puissant accorder à Votre Sainteté santé et force pour mener à bien votre noble mission de paix, d'amour, de compréhension et de fraternité.

******

2 – Disours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur

C'est un plaisir pour moi d'accueillir Votre Excellence comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint-Siège. J'accepte bien volontiers vos Lettres de Créance et je vous remercie de m'avoir transmis les aimables salutations exprimées par le Chef du Conseil d'Etat, Son Excellence Ahmed Ali Almirghani et par le Premier Ministre, au nom du peuple du Soudan. Je voudrais vous demander de bien vouloir transmettre mes salutations et mes bons voeux au gouvernement et au peuple soudanais, en les assurant de mes prières incessantes pour la paix, l'harmonie et le développement social de votre pays.

J'ai noté votre référence au grand besoin pour l'humanité, de reconnaître qu'elle partage une destinée commune. Je l'ai dit également dans mon Message pour la Journée de la Paix en 1986: "Aujourd'hui, de très nombreux êtres humains, dans toutes les parties du monde, ont acquis un sens aigu de leur égalité fondamentale, de leur dignité humaine et de leurs droits inaliénables. En même temps, il y a une prise de conscience croissante du fait que l'humanité partage une profonde unité d'intérêts, de vocation et de destinée et que tous les peuples, dans la variété et la richesse de leurs caractéristiques nationales différentes, sont appelés à former une seule famille" (n.4).

En référence à l'unité de la famille humaine, il est important de souligner que l'aspiration de la communauté mondiale à la justice et à la paix doit être réalisée par des formes de solidarité, dialogue et fraternité universelle. Il existe déjà des organisations internationales dont le but est d'assurer que les relations politiques, économiques, sociales et culturelles soient renforcées par un tel dialogue et une telle solidarité fraternelle. Ces organisations ont besoin du support avisé et équitable de leurs états-membres en vue d'un service effectif du bien commun de toute la famille des nations.

Je suis heureux de constater la ferme conviction de votre gouvernement selon laquelle les religions ont un rôle important à jouer dans la création d'un esprit de fraternité universelle et de collaboration. Comme vous le savez, la foi religieuse conduit le croyant à une nouvelle compréhension de cette condition humaine et incite l'individu à faire don de lui-même ainsi qu'à établir des liens d'amitié avec les autres. La foi n'unit pas seulement les peuples comme frères et soeurs, mais elle les rend plus responsables généreux et attentifs au travail du bien commun de la société (voir message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1988, n°3).

J'ai appris avec satisfaction que votre peuple et votre gouvernement apprécient l'action de l'Eglise en vue d'affermir la paix, la compréhension et les valeurs spirituelles ainsi que ses efforts pour alléger, dans la mesure du possible, les grandes souffrances de nombreuses personnes. L'engagement de l'Eglise dans le progrès de la communauté mondiale doit être compris comme une partie de sa mission religieuse qui la pousse à entreprendre des activités d'assistance et de développement intégral, au nom de tous ceux qui sont dans le besoin, des activités comme des oeuvres sociales et de miséricorde, éducative et culturelle (cf. Gaudium et Spes 42.

Je désire relever particulièrement votre mention des efforts de secours que votre gouvernement est en train d'accomplir pour les centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées en provenance des pays voisins et qui ont franchi vos frontières. Tous ces efforts destinés à fournir de l'aide à ces personnes pauvres et sans foyer sont en effet dignes d'éloges et ils donnent le témoignage de la valeur inviolable et de la dignité de chaque personne humaine. Ma prière fervente est que la communauté mondiale réponde à l'appel du Soudan pour l'assistance humanitaire face à ce problème difficile de votre pays.

En outre, je ne puis manquer de souligner l'intérêt soutenu avec lequel le Saint-Sège suit la situation sérieuse du conflit armé dans le sud du Soudan, marqué par des pertes de vies, des torts graves à la population civile et la destruction de la propriété, rendant ainsi les efforts de secours quasiment impossibles. Devant cette situation douloureuse, je prie Dieu tout-puissant afin que, par la compréhension mutuelle et le dialogue, une résolution pacifique puisse être trouvée aux hostilités et que des négociations et des accords puissent conduire à la reconnaissance voulue des droits des peuples concernés.

Puisque vous commencez votre mission, M. l'Ambassadeur, je vous assure de mes prières pour le succès et l'heureux accomplissement de votre mission diplomatique. Sur vous, Excellence et sur le Gouvernement et le peuple du Soudan, j'invoque d'abondantes bénédictions de Dieu.


 
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        S.E. M. Sayed Yousif Mukchtar Youssif
 
Présentation des Lettres de créance le 27 janvier 1984

1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan

Votre Sainteté

C'est pour moi un grand honneur de présenter les Lettres qui m'accréditent comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan près le Saint-Siège. Je saisis l'occasion pour transmettre à Votre Sainteté les cordiales salutations et les meilleurs voeux du Président Nimeyri, du Gouvernement et du peuple du Soudan.

Votre Sainteté,
Nous, au Soudan, nous apprécions vivement le rôle que joue l'Eglise Catholique pour la consolidation de la paix, de l'entente et des valeurs spirituelles entre les nations. Nous louons également les efforts inlassables exercés par l'Eglise Catholique afin de promouvoir la dignité humaine et le bien-être matériel de toutes les populations et races du monde. Partout dans le Tiers-Monde, l'Eglise Catholique a engagé une bataille décidée contre la misère et la souffrance humaine.

Grâce à la vitalité et à la persévérance de Votre Sainteté, vos inlassables voyages en Afrique , en Amérique Centrale, en Europe de l'Est et ailleurs ont contribué énormément à une meilleure entente entre les peuples. En agissant ainsi vous avez donné au Saint-Siège une nouvelle dimension de contact direct avec le reste du monde, indispensable pour la paix et l'amour.

Quant à mon pays, le peuple soudanais demeure reconnaissant aux diverses organisations de l'Eglise catholique pour leurs remarquables efforts en vue de consolider la paix et la stabilité dans le Soudan Méridional.

Votre Sainteté,
Dans le monde troublé d'aujourd'hui, le Soudan reste pour des milliers de personnes déplacées provenant de pays voisins un havre de salut où, dans un esprit d'hospitalité et de fraternité leurs frères soudanais partagent avec eux l'abri et le couvert.
 

Le Soudan reste aussi un symbole de la co-existence pacifique entre Musulmans chrétiens et personnes de différentes croyances. Le peuple soudanais est lié à sa patrie grâce à son héritage commun de liberté de religion et à son attachement aux grandes valeurs de dialogue, tolérance et respect de la dignité humaine. Ces valeurs si bien conservées, Votre Sainteté, sont profondément enracinées dans notre civilisation millénaire. Notre peuple et notre Gouvernement sont décidés à créer dans le Soudan d'aujourd'hui, qui est aussi grand qu'un Continent, unité, harmonie et paix, sans faire aucun cas des différences ethniques, religieuses ou culturelles;

Votre Sainteté,
Puisse Dieu, le Tout-puissant, accorder à Votre Sainteté la santé pour mener à bien la mission de paix, d'amour et de bien-être humain.

******

2 – Discours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur

C'est pour moi un très grand plaisir de pouvoir aujourd'hui, souhaiter à Votre Excellence la bienvenue au Vatican et de recevoir les Lettres qui vous accréditent comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan. Je désire échanger avec Son Excellence M. le Président Nimeyri les bons voeux que vous m'avez apportés de sa part et je vous demande de lui transmettre à lui et à toute la population de votre nation l'assurance de mon affection et de mon estime

J'apprécie la référence que vous avez faite dans votre discours à l"héritage commun de liberté de religion" et d"attachement aux grandes valeurs de dialogue, tolérance et respect de la dignité humaine" qui ont attaché le peuple soudanais à sa patrie. La mesure selon laquelle une nation est jugée par l'histoire humaine dépend à un très haut degré de sa capacité à alimenter et à soutenir ces valeurs dans la vie de ses concitoyens.

Au milieu de la diversité des croyances religieuses qui caractérise un pays si grand que le vôtre, il existe un incessant défi à promouvoir le bien commun de manière positive et fructueuse et en même temps à protéger et défendre les droits et les devoirs de chaque personne; C'est peut-être une tâche exigeante, mais c'est aussi un des plus nobles efforts auquel se consacrer.

J'espère vivement que, quelles que soient les différences ethniques, religieuses ou culturelles qui puissent exister, le gouvernement et le peuple du Soudan exerceront toujours une attentive vigilance pour sauvegarder la dignité et les droits de chaque personne. Chacun est fils de Dieu. A chacun doit être accordée la liberté d'adorer Dieu, en privé ou en public, en accord avec les convictions personnelles les plus profondes de son coeur. Et chacun doit être libre d'exprimer ses convictions sans craindre le moindre reproche.

Vous avez parlé des sérieux troubles économiques et sociaux auxquels la communauté mondiale doit faire face aujourd'hui. Je crois toutefois que c'est précisément dans les temps difficiles que le vivant témoignage qu'une simple nation rend aux valeurs du dialogue, de la tolérance et du respect de la dignité humaine peut entraîner d'autres pays à suivre cet exemple. Je prie pour que  le Soudan ne cesse jamais de rendre ce témoignage devant toute la famille humaine;

J'exprime une fois de plus mes cordiales salutations et mes meilleurs voeux pour Votre Excellence et pour la population de votre pays. Je vous assure que l'importante mission qui vous a été confiée bénéficiera de toute la faveur et coopération du Saint-Siège. Que Dieu vous bénisse dans cette entreprise !


 
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        S. Exc. Monsieur Bashir Bakri
 
Présentation des Lettres de créance le 13 juillet 1979

1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan

Très Saint Père

C'est un insigne honneur et une marque de privilège d'assumer le devoir sacré de représenter mon pays, le Soudan, auprès du Saint-Siège.

L'action que Votre Sainteté mène avec ardeur et dévouement dans le domaine des droits de l'homme, la prédications de l'amour entre les peuples et le respect de la dignité humaine que Votre Sainteté ne cesse de prêcher sont et restent toujours une source profonde de satisfaction pour le peuple Soudanais.

Dans mon pays, Très Saint-Père, les Chrétiens sont liés à leurs frères Musulmans par cet amour dévoué pour la Patrie, par leur attachement à l'idéal de la Paix, par leur volonté de maintenir vivant leur patrimoine religieux et, enfin, par le désir ardent de se forger une identité culturelle caractéristique de l'ensemble du peuple soudanais. Cette entente et ce respect mutuel, qui caractérisent les rapports entre Chrétiens et Musulmans de mon pays, symbolisent les liens de fraternité et de respect qui existent entre le Christianisme et l'Islam. Le dialogue déjà amorcé entre les deux grandes religions doit avoir comme objectif primordial le renforcement de la compréhension et de la coopération entre Chrétiens et Musulmans.

Au Soudan, Très Saint Père, nous sommes particulièrement fiers de ce que les Ministres de Dieu au sein de l'Eglise jouissent de la même liberté de croyance et de pratique religieuse dont jouissent les Imans de nos mosquée. Et voilà pourquoi, précisément, le Sud du Soudan, comme l'Est, l'Ouest ou le Nord, est devenu partie prenante dans le mouvement de l'Unité Nationale : tout cet ensemble apporte un soutien égal au Gouvernement et à sa politique étrangère fondée sur la paix et le bon voisinage.

Très Saint-Père, le Président de la République, Gaafar Mohammed Nimeyri, qui est aussi le Président en exercice de l'Organisation de l'Unité Africaine, m'a chargé de vous dire les grands espoirs qu'a suscités en lui Votre avènement au Saint-Siège et son admiration devant les grandes réalisations de Votre Sainteté dans un laps de temps aussi court que celui qui sépare aujourd'hui du jour où Votre Sainteté a été élue, car Vous vous êtes engagé dans le chemin qui a été emprunté par tous les prophètes dans leur tâche ardue de guider l'Homme vers la paix, la compréhension mutuelle et le dialogue.

Bien que l'Homme ait atteint un niveau élevé de l'avancement technologique et bien que la recherche scientifique quotidienne qu'il mène lui ouvrira de nouvelles voies encore plus grandes, son bonheur réel n'aboutira jamais sans l'apport spirituel. Ainsi l'effort considérable que Votre Sainteté exerce dans de domaine avec tant d'ardeur et de zèle est l'objet de l'admiration du peuple Soudanais et de tous les croyants;

Très Saint-Père, c'est dans l'espoir de parfaire les rapports excellents qui existent entre le Saint-Siège et mon pays, aussi bien dans le passé que dans le présent, que son Excellence le Président de la République m'a chargé de Vous présenter aujourd'hui mes lettres de créance.

*****

2 – Discours du Pape Jean Paul II

Monsieur l'Ambassadeur

Ce sont des paroles de gratitude que je voudrais vous adresser en tout premier lieu, car vous avez choisi, pour inaugurer votre mission, d'illustrer des thèmes auxquels l'Eglise catholique et le Pape en particulier attachent une grande importance, et vous l'avez fait en des termes empreints d'élévation et de noblesse. Je souhaite que votre représentation auprès du Saint-Siège, commencée sous des auspices aussi heureux, se révèle très fructueuse.

Et comment pourrait-il en être autrement ? Votre pays ne s'efforce-t-il pas de devenir, au sein d'une Afrique encore soumise à de vives tensions en certaines régions, un lieu de compréhension entre les diverses communautés qui le peuplent, un lieu où des solutions tenant compte le plus possible des droits et des croyances de chacun sont recherchées aux inévitables problèmes qui se posent ? Il fait ainsi preuve de modération et de tolérance.

Son Excellence le Général Gaafar Mohamed Nimeiri, qui avait participé, le 22 décembre 1973, à une rencontre très significative autour de mon vénéré prédécesseur Paul VI avec d'autres personnalités africaines, vous envoie maintenant auprès du nouveau Pape. Je vous prie de l'en remercier, et de lui porter mon salut et mes voeux personnels pour ses fonctions à la tête de l'Etat comme à la Présidence actuelle de l'Organisation de l'Unité Africaine. Vous lui direz que je regarde vers le Soudan avec espoir et confiance.

Pour vous, Monsieur l'Ambassadeur, vous découvrirez toujours davantage, par vos fonctions mêmes, le caractère tout à fait spécifique du Saint-Siège et de son rôle dans le concert des nations. Vos contacts au Vatican, l'analyse des documents publiés, l'intérêt que vous porterez à la vie de l'Eglise, tout cela vous permettra d'aider votre Gouvernement à mieux comprendre cette réalité. Vous serez amené par conséquent à exposer le contenu et la portée de nos interventions au plan international. Et puis, si le Soudan compte beaucoup de musulmans, nombre de vos compatriotes sont cependant chrétiens. Il y a là, dans une connaissance approfondie du monde catholique, une base pour une collaboration encore plus efficiente dans la promotion des valeurs spirituelles. Je suis heureux, pour ma part, du témoignage que donnent, au Soudan, les fidèles de l'Eglise, sous l'impulsion des Evêques, des prêtres, des religieux et des religieuses, autochtones et missionnaires, qui n'ont d'autre but que de servir la population.

Mes souhaits les plus fervents accompagnent donc Votre Excellence au seuil de sa mission. Je prie le Dieu Tout-puissant de les exaucer afin que les années à venir voient de nouveaux progrès dans l'entente mutuelle et la promotion commune des idéaux supérieurs, pour un plus grand bien de l'humanité.


 
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        S. Exc M. Abu-Bakr Mohammed Salih
 
Présentation des Lettres de créance le 10 janvier 1976

1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan

Votre Sainteté

L'honneur que m'a fait notre Président Gaafar Mohamed Nimeiry en me choisissant comme représentant de notre peuple auprès du Saint-Siège est immense. Le grand rôle joué par l'Eglise Catholique dans l'histoire humaine a comblé d'honneur l'homme de bonne volonté. En écrivant l'histoire contemporaine, il faudra donner une place prééminente à la Papauté du fait que tout le monde la considère comme une avocate dévouée de paix et de justice. Ce n'est d'ailleurs pas tout; Aussi je me trouve très honoré d'avoir été désigné comme représentant auprès du Saint-Sège avec lequel mon Pays maintient des relations très cordiales. Il me plaît, sous ce rapport, de rappeler la visite de notre Président au Saint-Siège et le chaleureux accueil que lui a réservé Votre Sainteté.

Notre peuple a suivi avec une vive sympathie et un profond intérêt les efforts inlassables de Votre Sainteté pour que tous collaborent à la création d'un monde meilleur. C'est au moyen des armes puissante de "l'amour et de la fraternité que Votre Sainteté a si judicieusement évoquées, que le Soudan a réalisé son unité nationale.

Votre Sainteté,
Dans le Tiers-Monde où des millions de pauvres affrontent la mort, nous avons besoin de paix et de tranquillité pour nous développer et progresser. La voie de la sagesse et de la prévoyance incarnée dans les appels de Votre Sainteté à l'humanité pour affirmer que "la paix est possible, qu'elle est un devoir, qu'elle est nécessaire" nous satisfait pleinement et a tout notre appui. Les efforts historiques de Votre Sainteté pour promouvoir les bonnes relations entre les religions et les hommes ayant la foi, en même temps que la contribution de l'Eglise et de ses institutions se dépensant dans le domaine humanitaire retiennent toute notre attention et notre appréciation.

Votre Sainteté
m'engageant à intensifier dans tous les domaines les relations entre le Soudan et le Saint-Siège, je me permets de présenter les Lettres qui m'accréditent  comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan près le Saint-Siège, de même que les Lettres de Rappel de mon Prédécesseur. De même, permettez-moi de transmettre à Votre Sainteté les voeux sincère que forment notre Président Gaafar Mohamed Nimeiry, le Gouvernement et le Peuple du Soudan pour Votre bien-être personnel et pour encore de nombreuses années de féconde activité. 

*******

2 – Discours du Pape Paul VI

Monsieur l'Ambassadeur,

Nous sommes vraiment heureux de recevoir les lettres par lesquelles vous êtes accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près le Saint-Siège. En même temps, il nous plaît d'échanger cordialement les bons et sincères souhaits que vous venez de nous transmettre de la part de Son Excellence le Président du Soudan.

Nous vous sommes reconnaissant pour les aimables paroles que vous avez eues au sujet du rôle important tenu par l'Eglise dans l'histoire et particulièrement à propos de notre propre Pontificat et de nos efforts pour aider à l'établissement de la paix et de la fraternité parmi les hommes.

Votre Pays est un de ceux qui retiennent profondément notre intérêt et notre attention. Concernant la présence de l'Eglise au Soudan, ce n'est que l'an dernier que nous avons eu le privilège d'y établir une hiérarchie nationale. Un tel pas en avant indique combien profondément l'Eglise a pris racine dans votre sol natal et comme elle a atteint sa pleine dimension. Nous sommes vraiment heureux qu'un esprit d'entente et de coopération ait rendu ce développement possible.

Ce consolidement de la structure au Soudan donne l'assurance que la population catholique contribuera toujours plus efficacement au développement de leur bien-aimé pays, en sincère collaboration avec leurs compatriotes et en harmonie avec les principes qui inspirent les autorités publiques à ce sujet. Ils peuvent maintenant le faire d'autant mieux qu'ils disposent d'une plus importante organisation au sein même de leur Eglise locale. Mais les Catholiques seront toujours disposés en vertu même de leur foi religieuse, d'affronter l'avenir avec confiance, courage et optimisme et de répondre de manière constructive aux riches possibilités inhérentes à l'époque du caractère sacré et de la dignité de l'existence humaine, ils sont également aptes à adopter les attitudes morales qui contribuent au progrès de la société. C'est pour cette raison que nous n'avons pas hésité à déclarer que la présence de l'Eglise impliquera toujours la constante préoccupation de promouvoir, de toute la manière possible, le bien du Soudan.

En invoquant sur tout le peuple de votre pays les divines faveurs d'harmonie fraternelle et de réelle prospérité, nous vous adressons à vous personnellement nos bons voeux pour l'heureux accomplissement de votre mission en tant qu'Ambassadeur.


 
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        S.E. Sayed Salah el Din Osman Hashim
 
Présentation des Lettres de créance le 10 août 1972

1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan

Votre Sainteté

J'ai l'honneur de présenter à Votre Sainteté les Lettres qui m'accréditent en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan près le Saint-Siège. J'apporte à Votre Sainteté les salutations et les meilleurs souhaits de la part du Président Nimeiry, du Gouvernement et du peuple du Soudan.

Votre Sainteté,
Je me sens profondément honoré d'être le premier représentant de mon pays à présenter les Lettres de Créance au Saint-Siège. La grandeur de la Papauté et de l'Eglise Catholique, le rôle qu'elles ont joué dans l'Histoire de l'humanité frappent encore le monde d'un étonnement respectueux; En ces temps présents, l'Eglise accomplit une oeuvre humanitaire très importante dans le Tiers-Monde. L'Eglise et les organismes qui lui sont affiliés ont grandement contribué à soulager les misères et les souffrances de nombreux peuples quand ils se trouvaient dans l'adversité. Dans le cas de notre pays, l'Eglise Catholique a apporté de nombreux secours à nos concitoyens des régions méridionales, chassés de leurs foyers à cause des vicissitudes de conflits politiques. Elle contribue à présent à la paix et à l'aide matérielle dans ces régions.

Votre Sainteté,
Nous, les peuples du Tiers-Monde, nous suivons avec grand intérêt et grande sympathie l'action que Votre Sainteté poursuit en faveur de la paix et de la concorde dans le monde; Notre peuple apprécie aussi la grande attention que Votre Sainteté porte au Tiers-Monde. Et la visite que Votre Sainteté a faite à notre Continent Africain a marqué son historie d'un point de repère.

Que le Tout Puissant accorde à Votre Sainteté la santé du corps et la sérénité de l'esprit pour que puissent être poursuivis les grands efforts de Votre Sainteté en faveur de la paix et de la concorde sur notre Terre.

*****

2 – Discours du Pape Paul VI

Monsieur l'Ambassadeur,

C'est avec joie que nous acceptons vos Lettres de Créance, et nous vous assurons de toute notre gratitude pour les salutations que vous nous avez transmises au nom du Président Nimeiry, du Gouvernement et de la population de la République Démocratique du Soudan. Nous vous remercions également pour les aimables paroles que vous avez eues au sujet de l'oeuvre de l'Eglise dans les pays en voie de développement et dans votre propre nation, spécialement dans la région méridionale.

Votre présence ici a une importance toute particulière parce que, ainsi que vous l'avez souligné vous-même, vous êtes le premier Ambassadeur du Soudan à présenter des Lettres de Créance au Saint-Siège; Nous avons l'espoir que cet événement marque le départ d'une nouvelle étape dans un climat retrouvé de mutuelle compréhensions. Et nous espérons aussi que l'échange de représentations diplomatiques se révélera bénéfique, tant pour votre pays que pour le bien-être de tout votre peuple. En particulier, nous espérons qu'il profitera aux communautés chrétiennes et qu'il favorisera le dialogue, déjà heureusement ouvert, entre les deux communautés chrétienne et musulmane.

Nous sommes particulièrement heureux de noter les dispositions prises récemment, et qui assurent à vos concitoyens la liberté religieuse et le libre choix en matière d'éducation. Nous sommes convaincus que ces garanties font honneur à votre pays et qu'elles sont extrêmement avantageuses également pour la vie civile du Soudan.

C'est une joie pour nous que la réconciliation ait eu lieu dans votre pays et nous espérons fermement que votre Gouvernement et votre peuple réussiront à instaurer des conditions de vie et de sécurité de plus en plus satisfaisantes de telle sorte que tous les citoyens puissent voir en leur pays le gardien de leur bien-être et de leur paisible avenir.

C'est dans cette perspective que nous voulons vous donner l'assurance que le désir de l'Eglise n'est pas de se consacrer exclusivement au bien-être spirituel du peuple du Soudan, mais aussi de participer à la promotion de sa pleine dignité humaine et de son aisance matérielle. L'Eglise veut consacrer toute son énergie à favoriser toute initiative qui tende à construire un monde où la discrimination et la violence auront disparu à tout jamais et qui sera le règne de la justice et de la paix.

Nous voudrions, Monsieur l'Ambassadeur, vous prier de bien vouloir transmettre ces assurances, en même temps que nos cordiales salutations, au Président et au peuple de votre bien-aimée patrie.

A vous, personnellement, nous exprimons nos meilleurs voeux de plein succès dans l'accomplissement de la mission à laquelle vous êtes en train de donner un heureux commencement. Nous invoquons pour tous les Soudanais les grâces abondantes de Dieu.


 
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