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Représentation diplomatique de l'Eglise
catholique
Auprès du Gouvernement soudanais
Nonciature apostoliqueAuprès du Saint Siège Ambassadeur du Soudan près du Saint Siège- 24 avril 1997 : S. Exc Dr. El Tigani Salih Fidail |
| Le Souverain Pontife était représenté au Soudan
jusqu’en 1969 par la Nonciature Apostolique de l’Afrique de l’Est avec
résidence à Monbassa (Kenya).
En 1969 la Délégation Apostolique pour la Mer Rouge a été établie avec résidence principale à Khartoum. En mai 1972, le Gouvernement du Soudan établit une Ambassade
près du Saint Siège.
Au 1er janvier 1999 le Nonce Apostolique au Soudan est :
Le Secrétaire de la Nonciature est :
Adresse de la Nonciature :
Anciens Nonces apostoliques au Soudan :
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S.
Exc Dr. El Tigani Salih Fidail
| Présentation des Lettres de créance le 24 avril 1997
1 - Discours de l'ambassadeur du Soudan Très Saint Père C'est pour moi un insigne honneur et un agréable devoir de remettre
à Votre Sainteté les Lettres de Créance par lesquelles
Son Excellence le président Omer Hassan Ahmed Elbashir m'accrédite
en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
de la République du Soudan près le Saint Siège.
2 - Discours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur 1. Soyez le bienvenue au Vatican, où j'ai le plaisir d'accueillir votre Excellence à l'occasion de la présentation des lettres qui l'accréditent comme Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Soudan auprès du Saint-Siège. Je vous remercie des salutations que vous m'avez adressées au nom de Son Excellence le Président Omer Hassan Ahmed Elbashir et du peuple soudanais. Je vous saurais gré de bien vouloir leur transmettre les voeux que je forme pour le bonheur et la prospérité de la nation entière. Je prie le Très-Haut pour qu'il inspire à chacun les sentiments de compréhension mutuelle et de fraternité qui permettront l'édification d'une société plus juste et plus solidaire fondée sur une effective reconnaissance des droits de toutes ses composantes. 2. Dans votre allocution vous avez fait état des efforts accomplis par le Soudan pour parvenir à la paix et pour garantir les droits de chaque citoyen. Il est nécessaire, en effet, que toutes les nations reconnaissent véritablement les droits fondamentaux de la personne dans la diversité des communautés humaines et religieuses qui les composent; Les différence, trop souvent comprises comme un poids ou comme une menace contre l'unité nationale, manifestent au contraire la richesse et la grandeur de la nature humaine, créée par Dieu de telle sorte que tous ceux qui en participent forment une unique famille humaine; La paix se construit sur une véritable solidarité entre les personnes et entre les groupes humains; 3. Monsieur l'Ambassadeur, vous avez voulu saluer la contribution du Saint-Siège à la paix. C'est le devoir de l'Eglise de rappeler inlassablement la dignité inaliénable de la personne humaine, quelles que soient son origine, sa race, son sexe, sa culture ou sa religion. Cela signifie aussi que les communautés humaines, même lorsqu'elles sont minoritaires, doivent pouvoir exister avec leurs caractéristiques propres, et qu'il est du devoir de l'Etat de reconnaître leur place légitime, en les respectant et en faisant en sorte que les différences soient un apport pour le bien commun, Ce droit à l'existence inclut celui de la liberté de se tourner vers le Créateur selon sa propre conscience, pour rechercher la vérité et pouvoir y adhérer sans contrainte, ainsi que de manifester librement et publiquement sa foi, jouissant en toute sécurité des lieux de culte, d'éducation et de service social. Comme j'ai eu l'occasion de le déclarer devant la cinquantième Assemblée générale des Nations Unies, toutes les communautés humaines doivent être respectées dans leurs recherches pour répondre au problème de la vie humaine. "Dans cette perspective, il nous est possible de reconnaître l'importance de préserver le droit fondamental à la liberté de religion et à la liberté de conscience, colonnes essentielles sur lesquelles repose la structure des droits humains et fondement de toute société réellement libre. Il n'est permis à personne d'annihiler ces droits en faisant usage de coercition pour imposer une réponse au mystère de l'homme" (Discours à l'ONU, 5 octobre, n. 10). 4 . Le dialogue entre les croyants des diverses traditions religieuses, dans lequel les catholiques sont engagés, doit être l'effort de chacun pour permettre, dans la vérité, une meilleure compréhension afin que la paix et la justice s'instaurent de façon stable entre tous les citoyens. Dans cette perspective, l'Eglise catholique souhaite vivement que chrétiens et musulmans puissent travailler ensemble au développement de leur pays dans le respect mutuel des convictions de chacun, librement manifestées. 5. Votre présence en ces lieux témoigne du désir de votre pays de donner une place importante aux valeurs spirituelles qui sont nécessaires pour l'édification d'une société véritablement humaine; Je souhaite que votre mission contribue à renforcer des relations de compréhension mutuelle entre le Soudan et le Siège apostolique, pour le bien de tous les soudanais, chrétiens et musulmans. 6 . Par votre intermédiaire, permettez-moi, Monsieur l'Ambassadeur, de saluer la communauté catholique du Soudan dont je connais les épreuves et le courage. Unie à ses Pasteurs, qu'elle demeure ferme dans la foi et qu'elle mette son espérance dans la puissance de Dieu qui entend l'appel de ceux qui sont faibles et sans défense. J'encourage les catholiques à témoigner avec ardeur, à la suite de la bienheureuse Bakhita, de la charité du Christ au milieu de leurs frères et de leurs soeurs. Qu'ils sachent que l'Eglise entière est solidaire de tous ceux qui, dans leur pays, souffrent dans leur corps ou dans leur coeur ! 7 . Alors que commence votre mission, je vous offre mes voeux les meilleurs pour son bon déroulement. Soyez assuré que vous trouverez toujours ici un accueil attentif et une compréhension cordiale auprès de mes collaborateurs. Sur Votre Excellence et sur tout le peuple soudanais, j'invoque de grand coeur l'abondance des Bénédictions du Très-Haut. |
| Présentation des Lettres de créance le 28 octobre
1993
1 - Discours de l’ambassadeur du Soudan Votre Sainteté, C'est pour moi un grand honneur de présenter à Vitre Sainteté
les lettres m'accréditant en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire
et Plénipotentiaire de la République du Soudan près
le Saint-Siège. Par la même occasion, j'ai l'insigne honneur
de transmettre à votre Sainteté les salutations et les meilleurs
souvenirs du Général Omar Hassan Ahmed Al-Bashir, du Gouvernement
et du peuple soudanais tout entier.
2 – Discours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur, C'est avec satisfaction que j'accueille Votre Excellence au Vatican
en qualité d'Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
de la République du Soudan près du Saint Siège.
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S. Exc. M. Awad El Karim Fadlalla
| Présentation des Lettres de créance le 13 janvier
1991
1 - Discours de l'ambassadeur du Soudan Votre Sainteté C'est avec un grand honneur et une grande estime que je présente à votre Sainteté les lettres de créances par lesquelles Son excellence le Lieutenant-Général Omer Hassan Ahmed El Beshir, Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National de la République du Soudan, m'a nommé à titre d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès du Saint-Siège. A cette heureuse occasion, permettez-moi, Votre Sainteté, de vous transmettre les salutations cordiales du Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National, des membres du Conseil et du peuple soudanais leurs meilleurs voeux de bonne santé et de bien-être personnel. Votre Sainteté,
Votre Sainteté,
Votre Sainteté,
Dans sa tentative de régler le problème de la Région Sud du Soudan, le gouvernement reconnaît la situation présente dans ses dimensions culturelles, sociales et d'aménagement. Nous sommes entièrement convaincus que les questions fondamentales du Soudan sont faciles à résoudre, pourvu qu'il y ait bonne volonté. A cet égard, nous espérons que les nations qui nous sont amies et désireuses de paix, puissent aider à stimuler les valeurs qui nous sont chères et dans lesquelles nous croyons, à savoir : la justice, le dialogue, la compréhension, la dignité et la fraternité. Votre Sainteté,
Votre Sainteté,
Que Dieu, le Très-Haut, puisse vous accorder la bonne santé et la force nécessaire pour poursuivre la noble mission de paix, d'amour, d'entente et de fraternité qui est vôtre. 2 - Discours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur Il me fait plaisir de vous souhaiter la bienvenue au Vatican à l'occasion de la présentation des Lettres vous accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan auprès du Saint-Siège. J'apprécie beaucoup les salutations et les meilleurs voeux que vous m'avez exprimés de la part de son Excellence le Lieutenant-Général Omer Hassan Ahmed El Beshir, Président du Commandement Révolutionnaire du Conseil de Salut National, ainsi que des Membres du Conseil et du peuple soudanais. Je voudrais vous apporter l'assurance de mes propres salutations ainsi que de mes prières pour la paix et pour le bien-être de votre pays. La présence du Saint-Siège au sein de la communauté internationale est entièrement orientée au service de la grande famille humaine, dans la poursuite de la paix, de la justice et de la vérité dans les affaires de l'humanité et dans les rapports entre les nations. Ce service est animé par le souci permanent du bien-être des peuples où qu'ils soient, reflétant une profonde conviction quant à l'unité de la grande famille humaine et de la responsabilité commune de tous pour notre destinée. Il y a deux domaines où les efforts du Saint-Siège sont particulièrement perçus : la promotion de la liberté religieuse d'une part, vue comme exigence essentielle de la dignité de toute personne et comme pierre angulaire de l'ensemble des Droits de l'Homme, et d'autre part, du souci humanitaire pour les personnes qui sont dans le besoin. Le message que je voudrais communiquer à l'occasion de la Journée Mondiale de la Paix pour l'année en cours porte sur l'importante question du respect dû à la liberté de conscience de chaque être humain. Il appartient aux Gouvernements et aux législateurs de défendre ce droit fondamental de la personne. Lors de la Journée Mondiale de la Paix en 1988, il y a là un point que j'ai particulièrement souligné, à savoir : que le droit à la fois civil et social à la liberté religieuse est un point de référence des autres droits fondamentaux et, d'une certaine manière, il en devient la mesure. Il résulte de ceci que même dans les cas où l'Etat accorde une position juridique spéciale à une religion déterminée, il est du devoir du même Etat de se porter garant du droit à la liberté de conscience, de telle sorte que celui-ci demeure légalement reconnu et effectivement respecté pour tous les citoyens (Réf. N° 1). Le message de l'année suivante était aussi orienté sur les problèmes de discrimination et d'injustice qui affectent les minorités civiles et religieuses. Quand de tels groupes minoritaires mettent en avant des exigences ayant des implications politiques particulièrement, le dialogue demeure le seul chemin pour garder l'harmonie, la bonne volonté des parties concernées pour négocier, est la condition indispensable pour en arriver à une solution équitable aux problèmes complexes qui peuvent sérieusement obstruer la paix (cf. 1989 : message pour la Journée Mondiale de la Paix, n° 10). Dans cette ligne, le Saint-Siège ne cesse de suivre avec grande attention toutes les initiatives prises en vue de promouvoir une résolution pacifique mettant fin à la guerre civile qui se passe présentement dans le Sud du Soudan. Le Saint-Siège encourage tous les efforts qui se font en vue d'établir des négociations franches et ouvertes qui ont pour but d'établir un règlement juste tenant compte des différences sociales, culturelles et religieuses existantes à l'intérieur du peuple soudanais. Je suis pleinement conscient des difficultés auxquelles fait face votre gouvernement. Celles-ci proviennent de la présente situation de conflit, et aussi des inondations catastrophiques et des sécheresses qui sont arrivées l'an passé dans certaines régions du Nord. Les mouvements de population de votre pays ont été le résultat d'une large augmentation du nombre de réfugiés et de personnes déplacées. Ceci a conduit à l'établissement de plus d'un million de personnes réfugiées vivant dans les banlieues de Khartoum dans les conditions les plus pauvres. Face à cette situation dramatique, je renouvelle le soutien du Saint-Siège à l"Opération Soudan" programmée par les Nations Unies, et j'en appelle aux gouvernements et Organisations Internationales pour un supplément d'aide et d'assistance humanitaire. C'est mon espoir le plus ardent qu'ils verront à intensifier leurs efforts pour venir en aide aux victimes nombreuses de la situation instable qui domine dans l'ensemble de la région. Les membres de la communauté catholique du Soudan, tout comme leurs compatriotes, sont profondément touchés par les souffrances et les épreuves qui affectent leur pays. L'Eglise en conséquence partage leur souci et leur angoisse; En fidélité aux enseignements du Christ, elle cherche à venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin. La communauté catholique dans votre pays offre les ressources, limitées de par ailleurs, qu'elle a à sa disposition pour le soulagement des sans-abris et des personnes que touche la famine, sans tenir compte des différences religieuses. A travers son activité éducationnelle et charitable, l'Eglise cherche à sauvegarder et à favoriser l'essor de la justice sociale et des valeurs morales; Par là, elle apporte une coopération efficace à la construction de la communauté nationale, en se basant sur la dignité reconnue pour tout être humain et sur un sens fort de solidarité à tous les niveaux de la vie nationale; Quant à elle, la communauté catholique ne demande que la liberté de remplir sa mission religieuse et humanitaire. Monsieur l'Ambassadeur, au moment où vous assumez vos nouvelles responsabilités, laissez-moi vous assurer de la haute estime que le Saint-Siège porte sur les rapports qu'il entretient avec votre Gouvernement. Je suis certain que dans les limites de vos capacités, vous ferez tout pour que ces rapports soient davantage consolidés. Dans l'accomplissement de votre haute mission, vous pouvez compter sur la coopération des différents départements du Saint-Siège. Sur Votre Excellence, sur le Gouvernement et sur le peuple du Soudan, j'invoque les plus abondantes bénédictions du Dieu Très-Haut. |
S.Exc.
M. Awad Elkarim Fadlalla
| Présentation des Lettres de créance le 18 janvier
1988
1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan Sainteté, C'est avec grand plaisir et la plus haute considération que j'ai l'honneur de présenter à votre Sainteté les Lettres de Créance par lesquelles S.Exc. M. Ahmed Ali Almirghani, Chef du Conseil d'Etat de la République du Soudan m'a nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint-Siège, ainsi que les lettres de rappel de mon prédécesseur M. Yousif Mukthar Yousif. En cette heureuse circonstance, permettez-moi, Sainteté, de vous transmettre les salutations cordiales et les meilleurs voeux du Chef du Conseil d'Etat, du premier Ministre et du peuple du Soudan pour votre bonne santé constante et votre bien-être personnel. Sainteté,
Sainteté,
Sainteté,
Sainteté
Puisse Dieu Tout-puissant accorder à Votre Sainteté santé et force pour mener à bien votre noble mission de paix, d'amour, de compréhension et de fraternité. 2 – Disours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur C'est un plaisir pour moi d'accueillir Votre Excellence comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan près le Saint-Siège. J'accepte bien volontiers vos Lettres de Créance et je vous remercie de m'avoir transmis les aimables salutations exprimées par le Chef du Conseil d'Etat, Son Excellence Ahmed Ali Almirghani et par le Premier Ministre, au nom du peuple du Soudan. Je voudrais vous demander de bien vouloir transmettre mes salutations et mes bons voeux au gouvernement et au peuple soudanais, en les assurant de mes prières incessantes pour la paix, l'harmonie et le développement social de votre pays. J'ai noté votre référence au grand besoin pour l'humanité, de reconnaître qu'elle partage une destinée commune. Je l'ai dit également dans mon Message pour la Journée de la Paix en 1986: "Aujourd'hui, de très nombreux êtres humains, dans toutes les parties du monde, ont acquis un sens aigu de leur égalité fondamentale, de leur dignité humaine et de leurs droits inaliénables. En même temps, il y a une prise de conscience croissante du fait que l'humanité partage une profonde unité d'intérêts, de vocation et de destinée et que tous les peuples, dans la variété et la richesse de leurs caractéristiques nationales différentes, sont appelés à former une seule famille" (n.4). En référence à l'unité de la famille humaine, il est important de souligner que l'aspiration de la communauté mondiale à la justice et à la paix doit être réalisée par des formes de solidarité, dialogue et fraternité universelle. Il existe déjà des organisations internationales dont le but est d'assurer que les relations politiques, économiques, sociales et culturelles soient renforcées par un tel dialogue et une telle solidarité fraternelle. Ces organisations ont besoin du support avisé et équitable de leurs états-membres en vue d'un service effectif du bien commun de toute la famille des nations. Je suis heureux de constater la ferme conviction de votre gouvernement selon laquelle les religions ont un rôle important à jouer dans la création d'un esprit de fraternité universelle et de collaboration. Comme vous le savez, la foi religieuse conduit le croyant à une nouvelle compréhension de cette condition humaine et incite l'individu à faire don de lui-même ainsi qu'à établir des liens d'amitié avec les autres. La foi n'unit pas seulement les peuples comme frères et soeurs, mais elle les rend plus responsables généreux et attentifs au travail du bien commun de la société (voir message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1988, n°3). J'ai appris avec satisfaction que votre peuple et votre gouvernement apprécient l'action de l'Eglise en vue d'affermir la paix, la compréhension et les valeurs spirituelles ainsi que ses efforts pour alléger, dans la mesure du possible, les grandes souffrances de nombreuses personnes. L'engagement de l'Eglise dans le progrès de la communauté mondiale doit être compris comme une partie de sa mission religieuse qui la pousse à entreprendre des activités d'assistance et de développement intégral, au nom de tous ceux qui sont dans le besoin, des activités comme des oeuvres sociales et de miséricorde, éducative et culturelle (cf. Gaudium et Spes 42. Je désire relever particulièrement votre mention des efforts de secours que votre gouvernement est en train d'accomplir pour les centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées en provenance des pays voisins et qui ont franchi vos frontières. Tous ces efforts destinés à fournir de l'aide à ces personnes pauvres et sans foyer sont en effet dignes d'éloges et ils donnent le témoignage de la valeur inviolable et de la dignité de chaque personne humaine. Ma prière fervente est que la communauté mondiale réponde à l'appel du Soudan pour l'assistance humanitaire face à ce problème difficile de votre pays. En outre, je ne puis manquer de souligner l'intérêt soutenu avec lequel le Saint-Sège suit la situation sérieuse du conflit armé dans le sud du Soudan, marqué par des pertes de vies, des torts graves à la population civile et la destruction de la propriété, rendant ainsi les efforts de secours quasiment impossibles. Devant cette situation douloureuse, je prie Dieu tout-puissant afin que, par la compréhension mutuelle et le dialogue, une résolution pacifique puisse être trouvée aux hostilités et que des négociations et des accords puissent conduire à la reconnaissance voulue des droits des peuples concernés. Puisque vous commencez votre mission, M. l'Ambassadeur, je vous assure de mes prières pour le succès et l'heureux accomplissement de votre mission diplomatique. Sur vous, Excellence et sur le Gouvernement et le peuple du Soudan, j'invoque d'abondantes bénédictions de Dieu. |
| Présentation des Lettres de créance le 27 janvier
1984
1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan Votre Sainteté C'est pour moi un grand honneur de présenter les Lettres qui m'accréditent comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan près le Saint-Siège. Je saisis l'occasion pour transmettre à Votre Sainteté les cordiales salutations et les meilleurs voeux du Président Nimeyri, du Gouvernement et du peuple du Soudan. Votre Sainteté,
Grâce à la vitalité et à la persévérance de Votre Sainteté, vos inlassables voyages en Afrique , en Amérique Centrale, en Europe de l'Est et ailleurs ont contribué énormément à une meilleure entente entre les peuples. En agissant ainsi vous avez donné au Saint-Siège une nouvelle dimension de contact direct avec le reste du monde, indispensable pour la paix et l'amour. Quant à mon pays, le peuple soudanais demeure reconnaissant aux diverses organisations de l'Eglise catholique pour leurs remarquables efforts en vue de consolider la paix et la stabilité dans le Soudan Méridional. Votre Sainteté,
Le Soudan reste aussi un symbole de la co-existence pacifique entre Musulmans chrétiens et personnes de différentes croyances. Le peuple soudanais est lié à sa patrie grâce à son héritage commun de liberté de religion et à son attachement aux grandes valeurs de dialogue, tolérance et respect de la dignité humaine. Ces valeurs si bien conservées, Votre Sainteté, sont profondément enracinées dans notre civilisation millénaire. Notre peuple et notre Gouvernement sont décidés à créer dans le Soudan d'aujourd'hui, qui est aussi grand qu'un Continent, unité, harmonie et paix, sans faire aucun cas des différences ethniques, religieuses ou culturelles; Votre Sainteté,
2 – Discours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur C'est pour moi un très grand plaisir de pouvoir aujourd'hui, souhaiter à Votre Excellence la bienvenue au Vatican et de recevoir les Lettres qui vous accréditent comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan. Je désire échanger avec Son Excellence M. le Président Nimeyri les bons voeux que vous m'avez apportés de sa part et je vous demande de lui transmettre à lui et à toute la population de votre nation l'assurance de mon affection et de mon estime J'apprécie la référence que vous avez faite dans votre discours à l"héritage commun de liberté de religion" et d"attachement aux grandes valeurs de dialogue, tolérance et respect de la dignité humaine" qui ont attaché le peuple soudanais à sa patrie. La mesure selon laquelle une nation est jugée par l'histoire humaine dépend à un très haut degré de sa capacité à alimenter et à soutenir ces valeurs dans la vie de ses concitoyens. Au milieu de la diversité des croyances religieuses qui caractérise un pays si grand que le vôtre, il existe un incessant défi à promouvoir le bien commun de manière positive et fructueuse et en même temps à protéger et défendre les droits et les devoirs de chaque personne; C'est peut-être une tâche exigeante, mais c'est aussi un des plus nobles efforts auquel se consacrer. J'espère vivement que, quelles que soient les différences ethniques, religieuses ou culturelles qui puissent exister, le gouvernement et le peuple du Soudan exerceront toujours une attentive vigilance pour sauvegarder la dignité et les droits de chaque personne. Chacun est fils de Dieu. A chacun doit être accordée la liberté d'adorer Dieu, en privé ou en public, en accord avec les convictions personnelles les plus profondes de son coeur. Et chacun doit être libre d'exprimer ses convictions sans craindre le moindre reproche. Vous avez parlé des sérieux troubles économiques et sociaux auxquels la communauté mondiale doit faire face aujourd'hui. Je crois toutefois que c'est précisément dans les temps difficiles que le vivant témoignage qu'une simple nation rend aux valeurs du dialogue, de la tolérance et du respect de la dignité humaine peut entraîner d'autres pays à suivre cet exemple. Je prie pour que le Soudan ne cesse jamais de rendre ce témoignage devant toute la famille humaine; J'exprime une fois de plus mes cordiales salutations et mes meilleurs voeux pour Votre Excellence et pour la population de votre pays. Je vous assure que l'importante mission qui vous a été confiée bénéficiera de toute la faveur et coopération du Saint-Siège. Que Dieu vous bénisse dans cette entreprise ! |
| Présentation des Lettres de créance le 13 juillet
1979
1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan Très Saint Père C'est un insigne honneur et une marque de privilège d'assumer le devoir sacré de représenter mon pays, le Soudan, auprès du Saint-Siège. L'action que Votre Sainteté mène avec ardeur et dévouement dans le domaine des droits de l'homme, la prédications de l'amour entre les peuples et le respect de la dignité humaine que Votre Sainteté ne cesse de prêcher sont et restent toujours une source profonde de satisfaction pour le peuple Soudanais. Dans mon pays, Très Saint-Père, les Chrétiens sont liés à leurs frères Musulmans par cet amour dévoué pour la Patrie, par leur attachement à l'idéal de la Paix, par leur volonté de maintenir vivant leur patrimoine religieux et, enfin, par le désir ardent de se forger une identité culturelle caractéristique de l'ensemble du peuple soudanais. Cette entente et ce respect mutuel, qui caractérisent les rapports entre Chrétiens et Musulmans de mon pays, symbolisent les liens de fraternité et de respect qui existent entre le Christianisme et l'Islam. Le dialogue déjà amorcé entre les deux grandes religions doit avoir comme objectif primordial le renforcement de la compréhension et de la coopération entre Chrétiens et Musulmans. Au Soudan, Très Saint Père, nous sommes particulièrement fiers de ce que les Ministres de Dieu au sein de l'Eglise jouissent de la même liberté de croyance et de pratique religieuse dont jouissent les Imans de nos mosquée. Et voilà pourquoi, précisément, le Sud du Soudan, comme l'Est, l'Ouest ou le Nord, est devenu partie prenante dans le mouvement de l'Unité Nationale : tout cet ensemble apporte un soutien égal au Gouvernement et à sa politique étrangère fondée sur la paix et le bon voisinage. Très Saint-Père, le Président de la République, Gaafar Mohammed Nimeyri, qui est aussi le Président en exercice de l'Organisation de l'Unité Africaine, m'a chargé de vous dire les grands espoirs qu'a suscités en lui Votre avènement au Saint-Siège et son admiration devant les grandes réalisations de Votre Sainteté dans un laps de temps aussi court que celui qui sépare aujourd'hui du jour où Votre Sainteté a été élue, car Vous vous êtes engagé dans le chemin qui a été emprunté par tous les prophètes dans leur tâche ardue de guider l'Homme vers la paix, la compréhension mutuelle et le dialogue. Bien que l'Homme ait atteint un niveau élevé de l'avancement technologique et bien que la recherche scientifique quotidienne qu'il mène lui ouvrira de nouvelles voies encore plus grandes, son bonheur réel n'aboutira jamais sans l'apport spirituel. Ainsi l'effort considérable que Votre Sainteté exerce dans de domaine avec tant d'ardeur et de zèle est l'objet de l'admiration du peuple Soudanais et de tous les croyants; Très Saint-Père, c'est dans l'espoir de parfaire les rapports excellents qui existent entre le Saint-Siège et mon pays, aussi bien dans le passé que dans le présent, que son Excellence le Président de la République m'a chargé de Vous présenter aujourd'hui mes lettres de créance. 2 – Discours du Pape Jean Paul II Monsieur l'Ambassadeur Ce sont des paroles de gratitude que je voudrais vous adresser en tout premier lieu, car vous avez choisi, pour inaugurer votre mission, d'illustrer des thèmes auxquels l'Eglise catholique et le Pape en particulier attachent une grande importance, et vous l'avez fait en des termes empreints d'élévation et de noblesse. Je souhaite que votre représentation auprès du Saint-Siège, commencée sous des auspices aussi heureux, se révèle très fructueuse. Et comment pourrait-il en être autrement ? Votre pays ne s'efforce-t-il pas de devenir, au sein d'une Afrique encore soumise à de vives tensions en certaines régions, un lieu de compréhension entre les diverses communautés qui le peuplent, un lieu où des solutions tenant compte le plus possible des droits et des croyances de chacun sont recherchées aux inévitables problèmes qui se posent ? Il fait ainsi preuve de modération et de tolérance. Son Excellence le Général Gaafar Mohamed Nimeiri, qui avait participé, le 22 décembre 1973, à une rencontre très significative autour de mon vénéré prédécesseur Paul VI avec d'autres personnalités africaines, vous envoie maintenant auprès du nouveau Pape. Je vous prie de l'en remercier, et de lui porter mon salut et mes voeux personnels pour ses fonctions à la tête de l'Etat comme à la Présidence actuelle de l'Organisation de l'Unité Africaine. Vous lui direz que je regarde vers le Soudan avec espoir et confiance. Pour vous, Monsieur l'Ambassadeur, vous découvrirez toujours davantage, par vos fonctions mêmes, le caractère tout à fait spécifique du Saint-Siège et de son rôle dans le concert des nations. Vos contacts au Vatican, l'analyse des documents publiés, l'intérêt que vous porterez à la vie de l'Eglise, tout cela vous permettra d'aider votre Gouvernement à mieux comprendre cette réalité. Vous serez amené par conséquent à exposer le contenu et la portée de nos interventions au plan international. Et puis, si le Soudan compte beaucoup de musulmans, nombre de vos compatriotes sont cependant chrétiens. Il y a là, dans une connaissance approfondie du monde catholique, une base pour une collaboration encore plus efficiente dans la promotion des valeurs spirituelles. Je suis heureux, pour ma part, du témoignage que donnent, au Soudan, les fidèles de l'Eglise, sous l'impulsion des Evêques, des prêtres, des religieux et des religieuses, autochtones et missionnaires, qui n'ont d'autre but que de servir la population. Mes souhaits les plus fervents accompagnent donc Votre Excellence au seuil de sa mission. Je prie le Dieu Tout-puissant de les exaucer afin que les années à venir voient de nouveaux progrès dans l'entente mutuelle et la promotion commune des idéaux supérieurs, pour un plus grand bien de l'humanité. |
| Présentation des Lettres de créance le 10 janvier
1976
1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan Votre Sainteté L'honneur que m'a fait notre Président Gaafar Mohamed Nimeiry en me choisissant comme représentant de notre peuple auprès du Saint-Siège est immense. Le grand rôle joué par l'Eglise Catholique dans l'histoire humaine a comblé d'honneur l'homme de bonne volonté. En écrivant l'histoire contemporaine, il faudra donner une place prééminente à la Papauté du fait que tout le monde la considère comme une avocate dévouée de paix et de justice. Ce n'est d'ailleurs pas tout; Aussi je me trouve très honoré d'avoir été désigné comme représentant auprès du Saint-Sège avec lequel mon Pays maintient des relations très cordiales. Il me plaît, sous ce rapport, de rappeler la visite de notre Président au Saint-Siège et le chaleureux accueil que lui a réservé Votre Sainteté. Notre peuple a suivi avec une vive sympathie et un profond intérêt les efforts inlassables de Votre Sainteté pour que tous collaborent à la création d'un monde meilleur. C'est au moyen des armes puissante de "l'amour et de la fraternité que Votre Sainteté a si judicieusement évoquées, que le Soudan a réalisé son unité nationale. Votre Sainteté,
Votre Sainteté
2 – Discours du Pape Paul VI Monsieur l'Ambassadeur, Nous sommes vraiment heureux de recevoir les lettres par lesquelles vous êtes accrédité comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près le Saint-Siège. En même temps, il nous plaît d'échanger cordialement les bons et sincères souhaits que vous venez de nous transmettre de la part de Son Excellence le Président du Soudan. Nous vous sommes reconnaissant pour les aimables paroles que vous avez eues au sujet du rôle important tenu par l'Eglise dans l'histoire et particulièrement à propos de notre propre Pontificat et de nos efforts pour aider à l'établissement de la paix et de la fraternité parmi les hommes. Votre Pays est un de ceux qui retiennent profondément notre intérêt et notre attention. Concernant la présence de l'Eglise au Soudan, ce n'est que l'an dernier que nous avons eu le privilège d'y établir une hiérarchie nationale. Un tel pas en avant indique combien profondément l'Eglise a pris racine dans votre sol natal et comme elle a atteint sa pleine dimension. Nous sommes vraiment heureux qu'un esprit d'entente et de coopération ait rendu ce développement possible. Ce consolidement de la structure au Soudan donne l'assurance que la population catholique contribuera toujours plus efficacement au développement de leur bien-aimé pays, en sincère collaboration avec leurs compatriotes et en harmonie avec les principes qui inspirent les autorités publiques à ce sujet. Ils peuvent maintenant le faire d'autant mieux qu'ils disposent d'une plus importante organisation au sein même de leur Eglise locale. Mais les Catholiques seront toujours disposés en vertu même de leur foi religieuse, d'affronter l'avenir avec confiance, courage et optimisme et de répondre de manière constructive aux riches possibilités inhérentes à l'époque du caractère sacré et de la dignité de l'existence humaine, ils sont également aptes à adopter les attitudes morales qui contribuent au progrès de la société. C'est pour cette raison que nous n'avons pas hésité à déclarer que la présence de l'Eglise impliquera toujours la constante préoccupation de promouvoir, de toute la manière possible, le bien du Soudan. En invoquant sur tout le peuple de votre pays les divines faveurs d'harmonie fraternelle et de réelle prospérité, nous vous adressons à vous personnellement nos bons voeux pour l'heureux accomplissement de votre mission en tant qu'Ambassadeur. |
| Présentation des Lettres de créance le 10 août
1972
1 – Discours de l’ambassadeur du Soudan Votre Sainteté J'ai l'honneur de présenter à Votre Sainteté les Lettres qui m'accréditent en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Démocratique du Soudan près le Saint-Siège. J'apporte à Votre Sainteté les salutations et les meilleurs souhaits de la part du Président Nimeiry, du Gouvernement et du peuple du Soudan. Votre Sainteté,
Votre Sainteté,
Que le Tout Puissant accorde à Votre Sainteté la santé du corps et la sérénité de l'esprit pour que puissent être poursuivis les grands efforts de Votre Sainteté en faveur de la paix et de la concorde sur notre Terre. 2 – Discours du Pape Paul VI Monsieur l'Ambassadeur, C'est avec joie que nous acceptons vos Lettres de Créance, et nous vous assurons de toute notre gratitude pour les salutations que vous nous avez transmises au nom du Président Nimeiry, du Gouvernement et de la population de la République Démocratique du Soudan. Nous vous remercions également pour les aimables paroles que vous avez eues au sujet de l'oeuvre de l'Eglise dans les pays en voie de développement et dans votre propre nation, spécialement dans la région méridionale. Votre présence ici a une importance toute particulière parce que, ainsi que vous l'avez souligné vous-même, vous êtes le premier Ambassadeur du Soudan à présenter des Lettres de Créance au Saint-Siège; Nous avons l'espoir que cet événement marque le départ d'une nouvelle étape dans un climat retrouvé de mutuelle compréhensions. Et nous espérons aussi que l'échange de représentations diplomatiques se révélera bénéfique, tant pour votre pays que pour le bien-être de tout votre peuple. En particulier, nous espérons qu'il profitera aux communautés chrétiennes et qu'il favorisera le dialogue, déjà heureusement ouvert, entre les deux communautés chrétienne et musulmane. Nous sommes particulièrement heureux de noter les dispositions prises récemment, et qui assurent à vos concitoyens la liberté religieuse et le libre choix en matière d'éducation. Nous sommes convaincus que ces garanties font honneur à votre pays et qu'elles sont extrêmement avantageuses également pour la vie civile du Soudan. C'est une joie pour nous que la réconciliation ait eu lieu dans votre pays et nous espérons fermement que votre Gouvernement et votre peuple réussiront à instaurer des conditions de vie et de sécurité de plus en plus satisfaisantes de telle sorte que tous les citoyens puissent voir en leur pays le gardien de leur bien-être et de leur paisible avenir. C'est dans cette perspective que nous voulons vous donner l'assurance que le désir de l'Eglise n'est pas de se consacrer exclusivement au bien-être spirituel du peuple du Soudan, mais aussi de participer à la promotion de sa pleine dignité humaine et de son aisance matérielle. L'Eglise veut consacrer toute son énergie à favoriser toute initiative qui tende à construire un monde où la discrimination et la violence auront disparu à tout jamais et qui sera le règne de la justice et de la paix. Nous voudrions, Monsieur l'Ambassadeur, vous prier de bien vouloir transmettre ces assurances, en même temps que nos cordiales salutations, au Président et au peuple de votre bien-aimée patrie. A vous, personnellement, nous exprimons nos meilleurs voeux de plein succès dans l'accomplissement de la mission à laquelle vous êtes en train de donner un heureux commencement. Nous invoquons pour tous les Soudanais les grâces abondantes de Dieu. |